#8 – La prison, c’est pas l’hôtel

Ce matin, ça a fait tilt. Je suis devant l’école de ma fille et je discute avec des parents, un jour comme un autre.

On en vient à parler de mon boulot. Je suis éducatrice de rue. « Oulala c’est quoi ça ? » Je travaille avec les jeunes en difficultés de mon territoire, entre 12 et 25 ans, dans la libre adhésion, l’anonymat etc. « Et pourquoi de rue ? » Parce qu’on va justement à la rencontre des jeunes dans la rue, là où ils sont, en bas des tours. Je travaille avec des sans papiers, des déscolarisés, des handicapés, des travailleurs, des dealers… La liste est longue. En moyenne une fois toutes les 2 semaines je fais des visites en prison au parloir avocat. « Mais pourquoi tu vas les voir ? Aujourd’hui la prison c’est l’hôtel, Canal+, Play, chauffage, eau chaude, bouffe. Le tout gratuit. » Là, ça a fait un gros tilt.
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Harcèlements de la police sur les proches de Curtis

Le 5 mai 2017, Curtis, 17 ans, est mort en cherchant à éviter un contrôle de la BAC à Antony. Le jeune homme de Massy a percuté un bus au volant d’un quad, sans casque.

Alors que les forces de l’ordre ont pour consigne de ne pas poursuivre les quads et les 2 roues, la justice n’a toujours pas fait la lumière sur la responsabilité de la police dans cet accident : Curtis a-t-il, oui ou non, été pris en chasse ? Plusieurs témoins de la scène, comme le chauffeur de bus, n’ont toujours pas été entendus.
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Éboueurs du SIOM : Vers un 2ème mois sans salaire

Réaction de nos élu·e·s : incompétence ou mensonge ?

Mercredi 19 décembre a eu lieu un conseil communautaire de la CPS. Toutes les communes étaient représentées. Des réponses étaient attendues par les éboueurs de Villejust et des citoyens concernant la situation de lockout, c’est-à-dire de blocage forcé de leur travail par le nouveau prestataire SEPUR depuis bientôt 2 mois.
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Fermeture d’hôpitaux en Essonne : vers la fin du service public ?

À Paris-Saclay, un hôpital pour les démolir tous : adieu Juvisy, Orsay et Longjumeau.

En 2024, on devrait voir pousser un nouvel hôpital sur le plateau de Saclay. Pourtant, ce projet suscite de nombreuses contestations en Essonne. Et pour cause ! D’ici 5 ans, ce projet va entraîner la fermeture de 3 hôpitaux déjà existants : à Longjumeau, à Orsay, à Juvisy. Mais pour nos dirigeant⋅e⋅s dont nos élu⋅e⋅s font partie : « pas de panique ! L’offre de soins n’en sera pas affectée. » Les membres du Comité de Défense des Hôpitaux du Nord Essonne ne l’entendent pas de cette oreille et assurent que plus de 700 000 personnes seront impactées par ces fermetures.
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Des nouvelles des éboueurs du SIOM (mardi 4 décembre 2018)

La situation des éboueurs au SIOM est toujours bloquée depuis le 1er novembre : SEPUR organise le lock-out.

Depuis l’temps, les 84 salariés ont reçu leurs fiches de paie du mois de novembre. Ils déclarent qu’elles mentionnent toutes le même montant : zéro, que tchi, walou. Alors même que SEPUR soutient mordicus le contraire, jusqu’à titrer dans un communiqué que « les nouveaux salariés de SEPUR ne perdront pas un euro ».
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Grosse descente au Sham’ : à Palaiseau, un bar lourdement contrôlé

Une opération policière ou politique ?

Une trentaine d’uniformes, des clients stupéfaits, des gérants déconcertés, peu d’élus informés, un maire absent, des policiers qui font des confidences et un sans-papiers maltraité…

Ce qu’on a pu glaner comme info concernant la lourde opération policière du vendredi 30 novembre au Sham’.

Musique : O’Max This-Beat

Carottes et salades sur le Plateau de Saclay

Ce jeudi 11 octobre, sur le plateau de Saclay, le gratin local et national signait la charte de la ZPNAF (Zone de Protection Naturelle, Agricole et Forestière). Les citoyen⋅ne⋅s et assos, eux… bah, z’étaient pas invité⋅e⋅s. Retour sur une matinée historique, à inscrire dans les annales des plus grosses mascarades.

#7 – Jean-Pierre m’a dit quoi ?

Il est venu sans filet, s’enfiler les questions des palaisien⋅ne⋅s au conseil de quartier du centre, le 22 mars dernier. Dans un discours associant irrationalité et sincérité brute, Jean-Pierre Madika a su promouvoir le déploiement du plan de sécurisation de la ville « très calme ». Madika, c’est notre maire-adjoint en charge de la sécurité, général de division à la retraite, le genre de type capable d’écrire sur internet : « Très rares sont mes commentaires sur Facebook mais là je n’hésite pas et suis prêt à partir en guerre (je sais de quoi je parle) pour que F. Fillon sauve notre pays » [sic]. Un type entier, qui parle vrai.
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