Lardy : licenciements à la chaîne chez Renault

Qui mieux que Renault peut licencier les employé·es de Renault ?

Ça dégraisse sec à Lardy (sud Essonne). Un tiers des employé·es du site, soit 800 personnes, vont débarrasser le plancher. Et on ne parle pas d’ouvriers, non, ça c’était avant. Ces emplois ont déjà tous été délocalisés en Inde ou en Europe de l’Est. Ce sont désormais les salariés de l’ingénierie et du tertiaire qui sont visés par un plan de « départs volontaires ». Sauf que ces derniers sont pas trop chaud·es de se foutre eux-mêmes à la porte. À ce stade, à Lardy, on ne compte que quelques dizaines de volontaires. Alors, la direction innove.

Première option : on ne vire pas les employé·es, on supprime leur poste. Les salarié·es sont présent·es sur le site mais n’ont plus rien à y faire. Une ingénieuse façon de mettre au placard et d’enclencher des dépressions, de pousser au départ « volontaire ».Lire la suite

Évry : le département veut fermer la maison des syndicats

À l’heure des auto-entreprises et du télétravail, qui a encore besoin des syndicats ? C’est sûrement ce que s’est dit François Durovray, président du Conseil départemental. Dès 2016, fraîchement élu, il décide tout bonnement de virer les organisations syndicales(*) de la Maison des syndicats à Évry et de les reloger dans l’ancien Sdis (Service départemental d’incendie et de secours). Alors, heureux les jamais-contents ? Et ben non ! Les locaux sont excentrés, ne sont pas du tout adaptés à l’accueil du public. Dépourvu de salles de conférence et de réunion, le site n’offre aucune possibilité de donner des formations syndicales. Ollivier Champetier de l’Union départementale explique la manœuvre : « De gros aménagements sont prévus sur la place de l’Agora d’Évry, ils veulent embellir. La Maison de syndicats en plein cœur, ça fait tâche »Lire la suite