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Chronique de l’hosto : Samedi 28 mars 2020

« On se rend compte au fur et à mesure des manques. »

On touche du doigt la réalité de la casse du service public quand c’est vraiment l’urgence. Le service de réanimation de l’hôpital d’Orsay avait été fermé en 2018 pour rationalisation des moyens financiers au profit de l’hôpital de Longjumeau. Aujourd’hui, on le rouvre en catastrophe mais, dommage, on a perdu les moyens humains et techniques. Sur les 10 lits/respirateurs, il n’en reste plus que 4. Et le personnel formé aussi est parti. Il faut savoir que travailler dans un service de réa, c’est très technique. Ça demande une formation longue, ça s’improvise pas.
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#10 – Casser Les Voix – Le scrutin majoritaire avec une dose de proportionnelle : une grosse arnaque électorale

Qui s’est déjà embrouillé avec une élue locale ou un conseiller municipal le sait. Quand ces gens-là ne sont pas d’accord avec toi, c’est souvent le même réflexe. Ça invoque la Démocratie Représentative, la République, avec des lettres majuscules et des trémolos dans la voix. C’est une manière courtoise de te dire qu’il est temps de fermer ta gueule, puisque la bouche élue a plus à dire que la tienne. Le peuple souverain fait vibrer les cordes vocales des élu⋅e⋅s. C’est un air bien connu.
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#7 – Le mystère de R

Il a toujours été là. Depuis la création de Villebon ? Il est partout. Dans la rue, devant les bars, sur le quai du métro, sous les abribus. Il a un nom de famille tellement connu qu’il nous est tout de suite sympathique. Il ressemble un peu à Mister Magoo. On peut le croiser pieds nus, en short, la nuit, le jour. Sous la pluie. Aucune canicule n’aura raison de lui.

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Palaiseau : le maire demande à ses militants d’arracher les affiches de ses opposants

Souvenez-vous, à moins d’un an des élections municipales, Grégoire de Lasteyrie faisait supprimer la moitié des panneaux d’affichage libre de la ville…

Et le maire de Palaiseau a bien plus d’un tour dans son sac : il demande désormais à ses militants d’arracher les affiches de ses opposants politiques qui figurent sur le peu de panneaux restants.
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#10 – Arkose

« Néo-urbains, venez grimper et vous dépasser dans ce secret spot*, lieu de vie locale et véritable repère dans cette ville qui se développe. »(1)

C’est très start up nation, hein ? Ça sent la comm’, les confcall* et le team building. C’est comme ça que la salle Arkose Massy invite ses client⋅e⋅s à l’escalade.

Des valeurs de l’escalade, l’entreprise en retient quatre : « l’éthique » (et pas l’économique) « l’audace » (et pas le conformisme), le « plaisir » (et pas le travail), « l’esthétique » (et pas le matériel). Trop cool ! De vrais soixante-huitard⋅e⋅s en fait !
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Palaiseau : deux fois moins de panneaux d’expression libre

Bonne nouvelle !

On a enfin des infos sur les panneaux d’expression libre à Palaiseau. Enfin, peu d’nouveaux, puisqu’il en manque quand même la moitié !

En l’espace d’un été, la commune est passée de 27 à 14 panneaux. La ville a-t-elle rétréci ? Sa population s’est-elle amoindrie ? Évidemment que non, c’est plutôt le contraire qui se produit. Mais les élections municipales approchant, Grégoire de Lasteyrie a jugé normal d’éliminer la moitié des panneaux et de déplacer les quelques rescapés en des endroits moins visibles et accessibles.Lire la suite

#9 – Les pompiers, la maison qui brûle

Les soldats du feu ont pour habitude d’aller au front de l’incendie, mais comment y parvenir sainement quand c’est leur maison même qui brûle ? Moins visibles que leurs collègues parisiens, c’est dans l’irréductible 91, que les sapeurs-pompiers ont montré leur volonté de sauver les casernes des moyens en baisse. Il leur a pourtant fallu un long mois de mobilisation pour se faire entendre par le conseil départemental. Ainsi, entre novembre et décembre, de nombreux professionnels et volontaires, dont des pompiers zopaliens, ont participé aux manifestations ayant eu lieu à Évry(1). Comme la plupart des mobilisations sociales, a fortiori celles des éternels fonctionnaires, cette mobilisation des « jamais contents » avait quelques requêtes à défendre. Entre autres : le renflouement des dettes du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS), la réhabilitation des engins et, laissons-nous rêver, l’augmentation des effectifs. Tout le monde s’en fout mais on va les écouter quand même.

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