#8 – Lycée : la réforme qui casse le bac d’abord

À l’Essouriau on a bloqué le lycée contre une réforme précipitée et injuste

Un bâtiment presque neuf mais déjà vieux et puis de vieux bâtiments remplis de jeunes. Ces jeunes, ils sont d’un peu partout, des Ulis bien sûr, mais aussi de Marcoussis, de Gif ou d’Orsay. Il est compliqué, parfois impossible de préserver cette mixité, parce qu’il faut faire beaucoup avec trop peu : trop peu d’heures, d’ordinateurs, de collègues. Et ça ne marche pas, pas toujours, pas assez. On le sait et ça nous énerve alors on est aussi fier d’avoir un travail qui a du sens qu’en colère parce qu’il est souvent infaisable. L’Essouriau, c’est tout un équilibre et c’est pour ça qu’on s’y attache.
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#7 – En saignement supérieur

Créer un cluster sur le plateau de Saclay, pour booster la croissance, a été un des axes de la stratégie de M. Sarkozy en 2008, alors président. Un cluster est un regroupement d’établissements d’enseignement supérieur, de recherche et de grandes entreprises. Celui-là compte 27 établissements et des grandes entreprises comme EDF, Danone, Thalès, Total, Air Liquide, etc. On parle de regrouper ici 60 000 étudiants et 11 000 chercheurs et 20 % de la recherche française. Très vite, la communauté scientifique émet des réserves sur l’impact escompté arguant qu’au XXIe siècle « la proximité ne dépend pas de la distance » mais de la volonté des différents acteurs à coopérer. Or, c’est là que le bât blesse. Le 3 mai 2017, la Cour des Comptes dit du projet qu’il est « au point mort » précisément parce que les acteurs, dix ans plus tard, ne parviennent toujours pas à s’accorder, alors même que l’État a déjà investi 5,3 Md € et que vu d’ici, ça bétonne sec. L’école Polytechnique, suivie par plusieurs autres grandes écoles, semble vouloir faire cavalier seul tandis que l’Université Paris-Sud a, elle, ardemment travaillé à la mise en œuvre des réformes nécessaires pour intégrer la nouvelle entité : l’Université Paris-Saclay.
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L’égalité, c’est pour toustes, sinon personne

La ville des Ulis enseigne l’école buissonnière

Aux Ulis, les enfants n’ont visiblement pas tous les mêmes droits. Pour information, Mme Djelabet est enceinte de plus de 7 mois. De plus, les médecins qui l’accompagnent certifient qu’au vu de ses antécédents médicaux, c’est une « grossesse à haut risque », qui demande une « vigilance extrême » et des « conditions d’accouchement particulières ».

Pour soutenir la famille Djelabet, signez la pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/article55531.html

École Bara  : Fermera ? Fermera pas ? Procès le 15 Juin

Rupture des cycles d’enseignement, non-accessibilité aux élèves en situation de handicap, cantine surchargée, concertation à sens unique… Ces derniers mois, le projet de fusion des écoles du centre, qui entraînerait la fermeture de l’école maternelle Bara dès la rentrée 2017, a suscité de nombreux débats entre les parents d’élèves et la communauté éducative palaisienne. Le Collectif Palaiseau Ecole Humaine s’est formé dans la foulée des délibérations votées au conseil municipal de décembre 2016. Ses membres ont déposé une requête au Tribunal Administratif de Versailles afin d’obtenir l’annulation du projet de fusion. Le procès aura lieu le 15 juin prochain. Nous avons rencontré le collectif afin d’en savoir plus sur cette action en justice.

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École Bara : Les questions et les réponses, retour sur la réunion d’information du 29 mars

La mairie de Palaiseau a organisé le 29 mars dernier une réunion d’information concernant la fusion des écoles du centre et la fermeture de l’école Joseph Bara. L’occasion pour les parents d’élèves de poser de nombreuses questions et pour les représentants de la commune d’y répondre, afin de faire face aux interrogations restées vaines et à la contestation grandissante. Voici une retranscription de toutes les questions posées par les familles et de toutes les réponses données par les services municipaux.

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École Bara à Palaiseau : la municipalité souhaite qu’on la ferme

À Palaiseau, la mobilisation pour la sauvegarde de la maternelle Bara ne date pas d’hier. Le projet de fusion des écoles du centre non plus. Déjà dans les années 1980, des parents d’élèves et des enseignants avaient occupé l’école pendant plus d’un mois, contre la fermeture de classes. Sous la mandature de Jacques Alain (RPR, 1995-2001), un projet de raser cette maternelle pour y construire, entre autres, un parking souterrain, avait également été présenté. La municipalité précédente de François Lamy (PS, 2001-2012), proposait aussi la fusion des écoles du centre, mais ce sera finalement celle de Grégoire de Lasteyrie (LR) qui aura la peau de cette petite école. Suite au vote du Conseil Municipal, un collectif de parents d’élèves s’est formé. Il décide aujourd’hui de saisir la justice.

[Article mis à jour le 20 avril 2017, afin d’y inclure les récentes évolutions du dossier]
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